Interculturalité, multiculturalité et transculturalité dans la traduction et l’interprétation en milieu social

Interculturalité, multiculturalité et transculturalité dans la traduction et l’interprétation en milieu social

Yuste Frías, José (2014) «Interculturalité, multiculturalité et transculturalité dans la traduction et l’interprétation en milieu social», Çédille. Revista de estudios franceses, monografía n.º 4: 91-111.

Çédille, revista de estudios franceses es una publicación electrónica, promovida por la Asociación de Francesistas de la Universidad Española (AFUE) [hasta 2014 Asociación de Profesores de Francés de la Universidad Española], que ha nacido con el objetivo de propiciar un medio libre y gratuito de difusión y discusión de los trabajos de investigación de cuantos se interesan o dedican a los estudios franceses y francófonos.

En la actualidad, Çédille se encuentra inscrita, indexada, catalogada o resumida en el Directory of Open Access Journal, en Dialnet, en Latindex, en el Zeitschriftendatenbank, en Google Académico, en REDALyC, en el IEDCYT-CSIC, en DICE, en e-revist@s, en IN-RECH, en la Agence Bibliographique de l’Enseignement Supérieur, en Regesta Imperii, en Open Science Directory, en Scopus, en EBSCO, en Excellence in Research for Australia, en Ulrich’s Periodicals Directory, en MIAR, en SCImago, en CIRC, en Academic Journals Database, en Mir@bel, en RESH, en ERIH (ESF), en MLA Directory of Periodicals, en Carhus Plus, en WorldCat, en Scientific Commons, en Journal Table of Contents, en Journal Base, en Sciencegate, en RETI, en SNIP, en IPP, en Journal Metrics, en CiteFactor, en Journal Finder, en InfoBase y en I2OR, en Journal Scholar Metrics, en ESCI (Web of Science), en IBZ Online, en Directory of Open Access Scholarly Resources, en REDIB, en CAPES y cuenta con el Sello de Calidad de la FECyT . Asimismo, figura en los catálogos de las más importantes bibliotecas universitarias europeas, americanas, asiáticas y australianas.

Resumen

Las nociones «camaleónicas» de interculturalidad, multiculturalidad y transculturalidad han sido usadas a lo largo de estos últimos años en la traductología para calificar prácticas (profesionales o no) de traducción e interpretación aparentemente destinadas a resolver los problemas sociales y políticos definidos como intrínsecos en todo contacto de personas y/o grupos de «culturas diferentes». El objetivo principal de esta publicación es analizar, de manera crítica y rigurosa, los usos, las trampas y las distintas perspectivas que ofrecen estos tres términos tan polisémicos como polémicos en la Traducción y la Interpretación en Medio Social (TIMS) donde el devenir mestizo de la identidad del sujeto migrante entra en juego.

Résumé

Les notions «camaléons» d’interculturalité, multiculturalité et transculturalité sont trop souvent abordées sans vraiment questionner leur véritable sens. Les mots «interculturel», «multiculturel», «transculturel», investis avec force par le champ discursif politique, sont entrés dans le vocabulaire courant de plusieurs disciplines (sciences de l’éducation, sciences de la communication, psychologie, philosophie, sociologie, linguistique, etc.) ainsi que de pratiques professionnelles aussi diverses que variées: communication, éducation, santé, social, marketing… traduction et interprétation. Et voilà qu’interculturel, multiculturel et transculturel sont des termes employés à maintes reprises ces dernières années, aussi bien dans la théorie de la traduction que dans la pratique quotidienne de l’interprétation, pour qualifier les pratiques (professionnelles ou pas) du traduire censées résoudre les problèmes sociaux et politiques définis comme intrinsèques au contact de personnes et/ou groupes dits de «cultures différentes».

L’objectif principal de cette publication est de procéder à l’examen critique des usages, des pièges et des perspectives de ces trois mots pour constater qu’ils véhiculent des conceptions et des pratiques du traduire non similaires, par-fois non comparables ni compatibles, hormis le fait que toutes convoquent la no-tion de culture et portent leur attention sur ce qu’il se passe quand rencontre («interculturelle», «multiculturelle» ou «transculturelle») il y a.

Cette publication veut plaider pour un renforcement plus fort des attributions pertinentes des professionnels impliqués au moment d’envisager la meilleure perspective culturelle (inter-, multi- ou transculturelle) quand on traduit et on interprète pour des migrants dans les trois domaines des services publics les plus importants des sociétés démocratiques : la santé, la justice et l´éducation. Lors d’une médiation linguistique et culturelle dans le domaine public sanitaire, juridique ou éducatif, le choix d’un des trois préfixes (inter-, multi- ou trans-) à placer dans des mots à la racine «culture» implique trois rapports différents à l’altérité et, par conséquent, trois pratiques professionnelles différentes de la Traduction et l’Interprétation en Milieu Social (TIMS) où le devenir métis de l’identité du sujet migrant entre toujours en jeu.

Abstract

The «chameleonic» notions of intercultur-ality, multiculturality and transculturality have been widely used in the last years within Translation Studies as a description of translations and interpreting practices that were apparently aimed at resolving social and political problems seen as intrinsic to the contact between people and/or groups of «different cultures». The main purpose of this paper is to analyze both critically and rigorously the uses, traps and different perspectives that these three polysemous and controversial terms offer to the field of community translation and interpreting, where the métis identity of the migrant subject is at stake.

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