Desde la coordinación del Programa Doctoral Internacional Traducción & Paratraducción (T&P) de la Universidade de Vigo, tenemos en el inmenso placer de anunciar la celebración de un Seminario T&P que, como todos los celebrados con antelación desde 2005 por el Grupo de investigación T&P, marcarán un antes y un después en la formación de nuestro alumnado de tercer ciclo.
Alexis Nueselovici (Nouss) vuelve a la Facultade de Filoloxía e Tradución de la Universidade de Vigo una semana antes de la celebración de nuestro II Congreso internacional de Paratraducción, Interlinguas y Transmedia (ParatradIT) para ir calentando motores impartiendo, del 18 al 20 de marzo de 2026 en el lugar, los días y los horarios detallados en cada uno de los 4 carteles que vienen a continuación, el ciclo de 3 conferencias que componen el Seminario T&P titulado:
LA TRADUCTION COMME RÉSISTANCE
Bionota de Alexis Nuselovici (Nouss)
Traductor, traductólogo, lingüista, filósofo, antropólogo, profesor, investigador y alma viajera donde las haya, Alexis Nuselovici (Nouss) es actualmente profesor emérito de literatura general y comparada del Département de lettres modernes de la Faculté des arts, lettres, sciences humaine de la Université de Marseille donde ha sido Vicedecano de Investigación y donde ha dirigido el grupo de investigación Transpositions en el seno del Centre interdisciplinaire d’étude des littératures d’Aix-Marseille (CIELAM). Ha sido el titular de la Chaire Exil et migrations en el Collège d’études mondiales / FMSH (Fondation Maison des Sciences de l’Homme) de París, tras haber sido el director y el fundador del equipo de investigación Non-lieux de l’exil. Ha sido titular de la Chair of Modern Cultural Studies en la School of European Studies de la Cardiff University/Prifysgol Caerdydd (Reino Unido) desde octubre de 2007 hasta junio de 2013 donde fue el Investigador Principal del Research Group on Politics of Translating. También ha sido profesor durante 3 años en el Département d’études françaises de la Université Concordia y otros 15 años en el Département de linguistique et traduction de la Université de Montréal (Canadá) desde donde ha dirigido el grupo de investigación POexil. Ha sido profesor invitado en Brasil, Turquía y España.
Alexis Nouss es miembro Investigador Titular del Grupo de Investigación Traducción & Paratraducción (T&P) desde su fundación en 2005. Dos Píldoras T&P llevan su autoría: Métissage et traduction y Multilinguisme et traduction en Europe. Así que, evidentemente, y como no podía ser de otra forma, Alexis Nuselovici (Nouss) es miembro de la plantilla de profesorado del Programa Doctoral Internacional T&P.
Por no querer extendernos demasiado, no citaremos aquí la excelente y prolífica producción científica de Alexis Nuselovici (Nouss) en revistas científicas de excelencia de primer orden, pero sí nos gustaría terminar esta bionota citando algunos de sus libros más destacados:
- Plaidoyer pour un monde métis (Textuel, 2005)
- Paul Celan. Les lieux d’un déplacement (Le Bord de l’Eau, 2009)
- La condition de l’exilé (Éditions de la Maison des sciences de l’homme, 2015)
- Droit d’exil précédé de Covidexil (Editions MIX, 2022)
- Le déportement. Petit traité du seuil et du traduire (Hermann, 2021–Grand prix de traductologie, Société Française de Traductologie, 2023)
- La culture et les revolvers (Hermann, 2024)
Resumen general del Ciclo de conferencias del Seminario T&P titulado
La traduction comme résistance

L’idéologie encore dominante dans le domaine des langues et de la traduction divise les langues comme des territoires linguistiques et conçoit la traduction comme un passage régulé d’un territoire à un autre, ignorant le continuum de métamorphoses que Walter Benjamin théorisait à propos de la traduction. Cette conception, enracinée dans la géographie classique, est éminemment politique parce qu’elle est similaire à la division du monde en états rivaux défendant férocement leur identité au prisme de l’histoire, de la culture et des langues.
Une pensée de la traduction fondée sur sa pratique et ses fondements philosophiques ne peut accepter un tel fixisme épistémologique. Elle soutiendra davantage une opposition à tout ordre établi, linguistique ou autre, et le rejet de la réalité, culturelle ou autre, telle qu’elle est normativement établie. La traduction est fondé sur un phénomène de résistance au niveau textuel et au-delà. L’original résiste à la traduction et la traduction à l’original, tous deux défendant leur souveraineté dans laquelle s’inscrit le principe de liberté propre à l’éthos humain. La traduction fonde sa légitimité dans une telle résistance qui la distingue du transcodage illustré aujourd’hui par l’usage généralisé de l’intelligence artificielle. Ainsi comprise, la traduction revendique une inspiration humaniste à défendre dans un monde aujourd’hui exposé globalement aux dérives autoritaristes et aux tentations totalitaristes.
Resumen de la 1.ª conferencia titulada
Le traducteur en alchimiste
Les milieux de la traduction professionnelle et, plus encore, de la traductologie sont agités d’effroi, voire saisis d’angoisse, parce que l’IA viendrait désormais asseoir son règne sur les pratiques et obligerait, par conséquent, à une reconsidération drastique de la didactique traductionnelle. Plutôt que de crier au sacrifice de la traduction classique – entendre « humaine » – sur l’autel de la robotisation, il convient de retracer la généalogie qui a mené à une telle situation et de défendre la figure du traducteur comme alchimiste, privilégiant le processus et l’implication subjective, plutôt que comme un chimiste, visant le résultat et la productivité. Nicolas Flamel, le plus célèbre des alchimistes français, vivait au XIVe siècle à Paris en exerçant l’honorable métier d’écrivain public et de copiste, bref un genre de traducteur.
Resumen de la 2.ª conferencia titulada
Le traducteur en détective

La traduction est une opération qui accueille des situations d’inégalité, de non-ajustement entre langues et cultures provoquant des phénomènes de violence qu’il importe de considérer afin de pouvoir y remédier. Il est alors avantageux de poser le traducteur comme un détective qui traitera l’auteur soit comme un criminel puisqu’il a commis un acte sur les conséquences textuelles duquel se penche le traducteur afin de remonter la piste, soit comme une victime puisqu’il a disparu en ne laissant en guise de traces que des mots et des phrases à interpréter comme autant d’indices. Dans les deux cas, il s’agit de reconstituer les mobiles et l’enchaînement des faits, ce qui montre, une fois de plus, qu’en matière de traduction l’opposition binaire est stérilisante. Il est inspirant de considérer la traduction comme une enquête plutôt que comme une quête, qu’elle soit d’un sens ou d’un message.
Resumen de la 3.ª conferencia titulada
Le traducteur en exilé

L’exil ne se repère pas dans le passage d’un territoire à l’autre, d’une identité à l’autre, d’un ciel à l’autre, mais dans leur rapprochement. De même, la vérité de la traduction n’est pas dans le passage d’une langue à l’autre, d’un texte à l’autre, d’une culture à l’autre, mais dans la mise en rapport des deux entités. L’expérience de l’exil comme de la traduction révèle un ethos de la médianité, celui-ci ne renvoyant pas à la double appartenance mais à une appartenance vide qui permet d’accueillir tous les contenus et les marqueurs identitaires de manière provisoire, transitive ou transitionnelle, comme « la case vide » de Lévi-Strauss qui, dans un regard anthropologique, permet aux éléments d’une identité de bouger et de recomposer librement de nouveaux ensembles. La traduction ne se situe pas dans un passage, elle est passage.