Traduction de la BD

Traduction de la BD

Paratraduire la BD : Texte & Image, Signe & Symbole

 

Paratraduire la BD : Teste & Image, Signe & Symbole est le titre de mon intervention dans les journées d’étude qui auront lieu la semaine prochaine, du 16 au 17 juin 2021, sur Zoom.us et où nous serons plusieurs théoriciens et praticiens de la traduction à discuter sur la textualité et la paratextualité dans la traduction des BD.

Le projet Traduction de la BD et ouvrage de traductologie s’inscrit dans le cadre du Programme de recherche tranversal soutenu par la MMSH-AMU et il est fondé sur la traduction de BD suivie de la rédaction d’un ouvrage sur la théorie de la traduction dans le domaine de la BD. Deux BD sont ciblées par cette activité:

  • une BD tunisienne francophone (Seif Eddine Nechi, De Plomb et de sang, Aix Marseille Université/Europe Creative, 2020)

  • une BD italienne (Ilaria Ferramosca, Gian Marco De Francisco, Charlotte Salomon. I colori dell’anima, Padova, Beccogiallo, 2019)

Le projet de traduction multilingue de la BD papier De plomb et de sang, produite dans le cadre du projet History Boards téléchargeable et en libre accès, s’inscrit dans la poursuite des collaborations avec les partenaires du projet Europe Creative. De même, la traduction du roman graphique italien Charlotte Salomon. I colori dell’anima poursuit les collaborations avec l’éditeur BeccoGiallo et la scénariste Ilaria Ferramosca. Le projet n’implique pas exclusivement des théoriciens de la BD ou de la traduction mais confronte un certain nombre d’acteurs dans une même expérience de traduction vécue dans des aires culturelles diversifiées.

Langues ciblées : anglais, allemand, italien, espagnol, français, (néo) latin, catalan, arménien occidental, arabe tunisien, bulgare, turc, berbère-kabyle, persan, polonais, slovaque, portugais-Brésil, portugais-Portugal, provençal, roumain, hindi, chinois.​

Le but est de définir les principes de traduction de la bande dessinée et de répertorier les compétences requises. Si les stratégies mises en œuvre pour traduire une bande dessinée font appel aux compétences linguistiques et aux connaissances biculturelles nécessaires à la compréhension du texte original et à la créativité de ré-expression dans le texte d’arrivée, mon intervention veut démontrer à quel point sont aussi importantes les compétences sémiotiques pour mieux saisir les différents éléments paratextuels omniprésents dans toute BD, car ils en constituent l’essence même. Étant donné que le traducteur traduit et le texte et l’image d’une BD, c’est-à-dire qu’il s’occupe et de tout signe présent dans le texte et de tout symbole présent dans le paratexte, il est évident que la notion de paratraduction, créée au sein du Groupe de recherche Traduction & Paratraduction (T&P) de l’Université de Vigo, devient incontournable dans la traduction de la BD car, en effet, traduire l’image c’est faire de la paratraduction !

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